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Réckgang vun den Éischt-Hëllef-Coursen?

Parlamentarische Fragen Gemeinden Gesundheit und Pflege Claude Lamberty Max Hahn

Den Deputéierte Max Hahn an Claude Lamberty ass zu Ouere komm, dass plazeweis am Land d'Unzuel vun den Éischt-Hëllef-Coursë réckleefeg wieren, trotz héijen Aschreiwungszuelen d'Joer virdrun. Donieft géifen och net méi all d'Stéit via Toute-Boîte iwwert déi Coursen informéiert ginn. An hirer Question Parlementaire froen déi zwee Deputéiert beim zoustännege Minister no, ob dat sou ass an ob et do vläicht e Lien gëtt.

 

Question

Monsieur le Président,

Par la présente, nous avons l’honneur de vous informer que, conformément à l’article 80 de notre Règlement interne, nous souhaitons poser la question parlementaire suivante à Monsieur le Ministre de l'Intérieur:

« La formation systématique des citoyens aux premiers secours par des cours de base en matière de secourisme a une importance que l’on ne saurait exagérer.

Or, il est venu à notre attention que dans certaines communes le taux d’inscription à ces cours aurait tendance à régresser. Sachant que nombreux sont les bénévoles qui après avoir fréquenté un cours de premiers secours s’engagent auprès des services de secours du Luxembourg, cette situation serait regrettable. 

Il nous est également revenu que pour des raisons de simplification administrative et de la protection de l’environnement, la distribution d’invitations toutes-boîtes a été abolie dans certaines communes.

Dans ce contexte, nous aimerions poser les questions suivantes à Monsieur le Ministre de l’Intérieur :

  • Combien de cours de base en matière de secourisme ont été organisés pendant les dernières 5 années ?
  • Combien de personnes ont assisté à ces cours ?
  • Quel a été le taux de réussite de ces cours ?
  • Combien de cours de rappel ont été organisés pendant les dernières 5 années ?
  • Est-ce que le nombre d’instructeurs disposés à tenir ces cours est-il suffisant ?
  • Est-ce que Monsieur le Ministre est disposé à promouvoir davantage ces cours ? Dans l’affirmative, par quels moyens compte-t-il augmenter le taux d’inscription ?
  • Monsieur le Ministre estime-t-il que la décision de ne plus sensibiliser les gens à ces cours par des invitations distribuées à tous les ménages a un impact sur le nombre de participants ? Est-ce que cette décision relève d’une instruction ministérielle ou est-ce que les communes décident elles-mêmes de la façon de promouvoir les cours de premiers secours ?»

Croyez, nous vous prions, Monsieur le Président, à l’assurance de notre très haute considération.

                         

                   Max HAHN                      Claude LAMBERTY

                       Député                                    Député

 

Réponse de Monsieur le Ministre de l’Intérieur à la question parlementaire n° 3382 de Messieurs les Députés Max Hahn et Claude Lamberty au sujet des cours de premiers secours

 

Comme le font remarquer à juste titre les honorables Députés, la formation systématique des citoyens aux techniques de base en matière de secourisme joue un rôle primordial au niveau de la prise en charge des victimes en cas d’incident ou d’accident. Ce sont, en effet, souvent les premiers témoins sur place qui sont en mesure d’apporter les gestes qui peuvent sauver une vie en attendant l’intervention des secours alertés et déployés par le Central des Secours d’Urgence du 112.

Ces cours sont organisés par l’Administration des services de secours (ASS) ainsi que par la Croix-Rouge luxembourgeoise en collaboration avec les différents centres de secours et les administrations communales. L’intérêt et le taux de participation du grand public s’étant stabilisés à travers les années, nous comptons aujourd’hui environ 650 cours avec quelque 10.000 participants par an.

L’ASS ne dispose actuellement pas des moyens appropriés lui permettant l’extraction instantanée et systématique de statistiques, les données afférentes ne sont dès lors pas complètes. Selon ces chiffres, au cours des cinq dernières années, approximativement 1.875 cours de base ainsi que 897 cours de rappel ont été organisés. Le nombre total de participants s’élevait à 44.247 participants, le taux d’échec et d’abandon étant largement en dessous de 5%.

L’effectif des instructeurs restant stable, il convient de préciser que leur disponibilité est limitée, sachant que les cours de premiers secours sont assurés par une quarantaine d’instructeurs, majoritairement volontaires. Le nombre total des heures prestées par ces instructeurs s’élève à environ 10.000 heures de formation par an, ce qui équivaut à une moyenne individuelle de 260 heures d’instruction par agent volontaire, sans prendre en considération les préparations et les déplacements. Je tiens à préciser que ces instructeurs sont également chargés de la formation initiale et continue des volontaires des services de secours et des pompiers professionnels. La réforme des services de secours, qui sera transposée par le projet de loi n°6861, apportera de nouvelles opportunités au niveau de la formation en matière de secours et de sécurité civile.

Pour de plus amples informations au sujet des cours de premiers secours, je vous invite à vous référer à ma réponse à la question parlementaire n° 3374.

Finalement, je vous saurais gré de bien vouloir trouver en annexe les statistiques portant sur l’organisation des cours de premiers secours.


Max Hahn

Claude Lamberty