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Seul le texte allemand fait foi.

Notre analyse de la situation

La crise financière, économique et de la dette internationale a laissé des traces au Luxembourg. Les problèmes structurels que le Luxembourg n'avait pas réussi à résoudre avant la crise se sont accentués. La compétitivité de notre économie a souffert dans la comparaison internationale et a décliné dramatiquement au cours des huit dernières années par rapport à nos voisins, partenaires et concurrents. Le chômage a augmenté, les déficits budgétaires et la dette du Luxembourg se sont accrus, l'économie s'est ralentie et la place financière est menacée sur le plan international. Il est notre devoir de ne pas simplement accepter cette situation. Nous ne pouvons pas nous contenter des affirmations souvent répétées par le gouvernement que « les autres ne vont pas beaucoup mieux » et que « la situation n'est pas de notre faute ».

Par le passé, le DP a soutenu le gouvernement quand il fallait faire sortir la devise européenne des turbulences, endiguer le chômage au Luxembourg à l'aide de mesures rapides en matière d'emploi, comme p. ex. la réglementation du chômage technique, et sauver des banques systémiques importantes au Luxembourg. Cependant, le DP a aussi exhorté le gouvernement à revoir le modèle commercial du Luxembourg et à emprunter de nouvelles voies pour l'avenir. Aujourd'hui, des stratégies claires, des objectifs clairs, des programmes et plans de mise en œuvre clairs font défaut dans pratiquement tous les secteurs économiques et doivent être élaborés. Du temps précieux a déjà été perdu.

Une petite économie ouverte ne peut survivre durablement que si elle affronte la concurrence internationale. Affronter la concurrence ne signifie pas détruire l'État social, promouvoir le capitalisme accéléré, subordonner les personnes au profit ou considérer l'économie comme un but en soi. Nous croyons que l'économie doit aussi poursuivre un but social dans le respect de nos ressources naturelles et nous voulons établir un cadre d’intervention clair à cette fin. L'économie doit être au service des personnes. Elle doit être durable et générer des emplois et des recettes fiscales. Pour qu'elle puisse le faire, les conditions cadres doivent être les bonnes et des règles claires doivent être mises en place et respectées. Nous, c'est-à-dire l'État, en sommes tous responsables. Nous devons nous engager en ce sens en Europe.

Ces dernières années ont montré que le gouvernement n'a pas été capable de développer un concept économique global, et encore moins de le mettre en œuvre. On a plutôt eu l'impression que chaque ministère s'est considéré comme un ressort spécialisé et ne s'est que peu préoccupé des objectifs communs. Les accusations réciproques gênantes des ministres, les négociations échouées de la tripartite et le dialogue social qui ne fonctionne plus confirment cette affirmation. La confiance entre les acteurs sociaux importants a été détruite dans une large mesure, parce que l'orientation et les objectifs clairs font défaut.

À la longue, nous ne pouvons pas nous permettre d'élaborer encore et encore de nouveaux programmes pour stimuler la compétitivité de notre économie, sans les mettre en pratique. Il existe un large consensus, parfois au-delà des partis, sur certaines questions économiques. Toutefois, en réalité, les choses ne bougent guère, parce qu'on hésite et qu'on ne cherche qu'un consensus minimal. On a même l'impression que chaque acteur important sur le pan économique poursuit ses propres objectifs. Il est impossible de reconnaître des priorités claires. Le résultat : beaucoup d'initiatives qui ne sont pas intégrées dans un concept global, qui se concentrent sur l'effet médiatique immédiat, mais qui n'ont pas la continuité ni le poids nécessaire pour déployer un effet réel.

Nous ne voulons plus accepter cette situation, parce que nous mettrions en péril les perspectives d'avenir de notre pays. Nous devons formuler ensemble des ambitions claires et nous concentrer sur leur mise en pratique. Les électeurs du DP choisissent une politique qui passionne les individus et contribue à libérer leurs potentiels. Notre objectif est de réunir de nouveau les personnes, de gagner leur soutien pour un projet, un plan d'avenir. Notre objectif est de faire du Luxembourg un pays qui pousse dans la même direction et qui tire sa force du fait que nous voulons être meilleurs, plus flexibles, plus motivés et plus justes. La mentalité du « chacun pour soi » mènera le Luxembourg dans une impasse.

Que fera le DP dans les années à venir?

Faire du Luxembourg une marque reconnaissable

La marque « Luxembourg » a beaucoup souffert ces dernières années. Les valeurs que les investisseurs et les acteurs économiques et politiques associent avec notre pays ont pourtant une importance existentielle. Le Luxembourg doit devenir une marque ayant une valeur de reconnaissance positive, qui transmet une image claire à l'intérieur et à l'extérieur et définit nos actes dans tous les domaines : notre législation, le fonctionnement de l'appareil de l'État, la façon dont nous organisons le dialogue social. Nos efforts doivent être guidés par cette marque et ces valeurs. Le Luxembourg doit se concentrer sur ses forces et exploiter son potentiel. Avant toute réforme, il faut créer une base commune.

Un « leitbild »économique clair

La croissance économique durable ainsi que le maintien et la création d'emplois ont la priorité absolue pour nous. Le DP est convaincu que le Luxembourg a besoin d'un nouveau « Leitbild » (principes directeurs) économique auquel tous les ressorts politiques peuvent s'orienter. Nous pensons que le Luxembourg doit se fixer des objectifs ambitieux, ensemble avec les citoyens, qui reposent sur des valeurs et principes clairs que nous réunissons dans un modèle vécu.

Rapide, flexible, innovant, efficace, transparent, intégré, socialement équitable, solidaire et durable

Rapide, flexible, innovant, efficace, transparent, intégré, socialement équitable, solidaire et durable. Voilà les objectifs auxquels la politique doit s'orienter à notre avis. Nous ne voulons toutefois pas décréter ces objectifs d'en haut, mais les soumettre à une discussion publique et les mener par un processus ouvert à une décision démocratique dans un délai court. Nous voulons que les objectifs retenus aient ensuite valeur de modèle pour toutes les décisions publiques, de celles de la tripartite aux décisions prises dans la chambre des députés, dans les ministères, les administrations ou les institutions publiques. Nous devons établir des règles de priorité claires si nous voulons créer une dynamique économique dans notre pays et surmonter la stagnation et les blocages des dernières années. Nous ne voulons pas nous contenter de formuler des objectifs, mais mettre en pratique de manière résolue les accords conclus dans tous les ressorts politiques.

Relancer le dialogue social

Le maintien de niveaux sociaux élevés est le point de départ de nos réflexions. L'économie n'est pas un but en soi. La meilleure protection sociale reste un emploi. Nous luttons pour des emplois sûrs. Nous nous engageons pour des normes sociales élevées, mais personne ne peut gagner cette bataille seul. Nous devons tous faire des efforts pour que chacun, mais aussi la société dans son ensemble, atteigne nos objectifs communs. Nous voulons relancer le dialogue social entre les entreprises et les syndicats dans le Conseil économique et social, dans la tripartite et dans d'autres comités.

Innovation par une meilleure organisation

Si nous voulons maintenir des niveaux sociaux élevés, même sous forme modifiée, nous devons élaborer des avantages concurrentiels convaincants. Le soutien de la recherche par les pouvoirs publics n'est judicieux que s'il permet de donner des résultats substantiels ayant une utilité durable pour la société luxembourgeoise dans son ensemble sous forme d'investissements privés et d'emplois. Dans le domaine de l'innovation, nous constatons qu'il existe toujours des fossés entre la recherche privée et la recherche publique. Nous voulons mieux orienter l'université et les nombreuses cellules de recherche existantes vers les besoins de l'économie et les promouvoir au bénéfice du site économique. Nous voulons élaborer des visions claires pour l'avenir et accorder la priorité absolue aux investissements dans des domaines innovants de l'économie.

Accélération des procédures administratives

En termes de rapidité des décisions et des procédures, le Luxembourg a du retard par rapport à ses concurrents dans de nombreux domaines. Nous ne sommes plus depuis longtemps les « First Mover » dans la transposition des directives importantes pour la place financière. En d'autres termes : nous avons perdu l'un des principaux avantages structurels de notre pays. Le chassé-croisé concernant le centre agraire a notamment montré qu'en termes d’aménagement du territoire, nous ne sommes pas préparés pour prendre des décisions rapides. Le DP veut y remédier. Nous pensons que l'image de marque que nous proposons doit s'étendre à tous les ressorts politiques. Nous devons analyser tous les ressorts sur la base de ces critères et en déblayer ou réorienter une partie. Si nous voulons gagner un avantage pour notre site, nous devons poser des indices de référence clairs. Dans la comparaison européenne, nous voulons de nouveau devenir les plus rapides en Europe pour les procédures les plus importantes pour le site économique. Nous pouvons certainement atteindre des résultats tangibles en matière d'accélération des procédures administratives par l'optimisation des procédures, la meilleure adaptation et le déblaiement de lois et de règlements et, avant tout, par une meilleure gouvernance entre les acteurs étatiques aux responsabilités claires.

Good Governance

La politique symbolique du gouvernement a largement détruit la confiance : beaucoup de choses ont été déclarées prioritaires, sans résultats tangibles. À la fin, même l'excuse qu'on n'avait pas eu assez de temps à consacrer aux questions nationales a été utilisée. Pour le DP, il y a une règle claire dans ce domaine : un gouvernement est une équipe. Le DP s'engagera pour un gouvernement qui s'investit en tant qu'unité pour une politique économique réussie et qui crée les conditions pour une politique économique et sociale réussie par une nouvelle gouvernance politique. Le mode de fonctionnement du Conseil de gouvernement et des ministères entre eux doit être réétudié. Des responsabilités claires doivent être réparties de manière transparente.

Le gouvernement dans son ensemble doit se vouer à la question économique

Le gouvernement fonctionne toujours comme une réunion de ministres spécialisés. Nous pensons que ce mode de fonctionnement du Conseil de gouvernement n'est plus actuel, surtout quand il s'agit d'objectifs prioritaires comme la compétitivité économique et la création d'emplois. Nous voulons apporter un nouvel élan au travail du gouvernement en saisissant régulièrement le Conseil d'État du sujet exclusif « économie et emplois ». Nous voulons ainsi exercer une plus grande pression sur le gouvernement et les ministères en matière de questions économiques et du marché de l'emploi, afin d'améliorer considérablement la coordination des politiques, d'assurer une surveillance permanente de la politique économique et du marché de l'emploi et d'atteindre ainsi de meilleurs résultats.

Une informatisation complète apporte un élan d'efficacité

Nous pensons que nous pouvons bénéficier d'un élan d'accélération additionnel par une informatisation complète du secteur public. À nos yeux, il n'est pas acceptable que nous voulions nous présenter à l'étranger comme un site des technologies de l'information et de la communication et que notre propre appareil de l'État ne satisfasse pas ou peu à cette exigence. Nous voulons y remédier, parce que nous sommes convaincus que nous pouvons gagner en rapidité, en efficacité, en transparence et en productivité grâce à une informatisation systématique. Dans un premier temps, nous voulons automatiser et informatiser les procédures administratives courantes et donner aux citoyens et aux entreprises la possibilité de suivre le parcours procédural de leur dossier grâce à un système de traçage. Dans un deuxième temps, nous voulons que le Luxembourg mise totalement sur l'informatisation. Celle-ci rend les processus rapides, efficaces et transparents. Elle fait du Luxembourg un pays moderne, qui est capable de créer et de profiter d’une avance par rapport aux grands pays. Elle fait en sorte que nous n'agissons plus à l'aveuglette comme nous l'avons fait jusqu'à maintenant sur le plan statistique et que nous prenons de meilleures décisions politiques. Nous pouvons assumer un rôle de pionnier dans un monde informatisé et peut-être même développer un nouveau secteur économique durable (développement de logiciels, sécurité des données...).

Promotion du site économique

Le Luxembourg doit transmettre à l'extérieur une image de marque homogène par le biais d’une structure centralisée. Actuellement, la promotion du site économique luxembourgeois est effectuée par plusieurs acteurs, ce qui est inefficace pour un petit pays. Les secteurs de l'économie, des finances, de la technologie, de la recherche, de la communication, de la culture, du tourisme, de l'industrie du cinéma, etc. doivent présenter le Luxembourg à l'extérieur selon une stratégie de promotion commune et faire activement de la prospection et de la publicité à l'étranger. En tant que petit pays, nous dépendons fortement d'une image homogène, cohérente et efficace.

Maintenir les emplois par des conditions de travail flexibles

Nous luttons pour des emplois sûrs, mais personne ne peut gagner cette bataille en solitaire. Nous devons tous faire des efforts pour que chacun, mais aussi la société dans son ensemble, atteigne nos objectifs communs. Nous apporterons plus de mouvement et d'interconnexion à la chaîne éducation-travail-coût salarial-coûts de vie-compétitivité. Nous ne pouvons pas être rapides, flexibles et innovants quand nos propres normes juridiques nous en empêchent ou n'incitent pas les personnes à l'être. Cela signifie que l'éducation (voir le chapitre sur l'éducation) doit être davantage reliée à l'économie, d'autant plus que les exigences du monde du travail deviennent de plus en plus spécifiques à cause du progrès rapide. Nous ne voulons plus permettre que les jeunes soient formés sans tenir compte des besoins du monde du travail moderne. Nous voulons examiner les conditions de travail secteur par secteur, permettre une plus grande flexibilité et efficacité et exiger en contrepartie des entreprises l'engagement de maintenir et de créer des emplois sûrs. Selon le secteur économique, cette discussion porte notamment sur des règles plus flexibles en matière d'heures de travail ou la libéralisation des horaires d'ouverture des magasins. Nous voulons une politique du marché du travail qui met clairement l'accent sur la formation continue et l'activation grâce à une ADEM réformée. Les entreprises doivent devenir des partenaires si la politique du marché du travail doit avoir un succès durable. Pour nous, ce n'est pas le montant de l'allocation de chômage, mais la capacité de trouver aussi rapidement et efficacement que possible un emploi aux chômeurs qui compte (voir le chapitre sur le marché du travail).

Diminuer la pression des salaires en renforçant le pouvoir d'achat

Nous nous engageons à dimimnuer durablement la pression des salaires dans l'économie privée, afin d'augmenter la compétitivité des entreprises dans tous les domaines. Nous exigeons en contrepartie que les entreprises s'engagent pour des objectifs fermes dans le cadre du dialogue social (formation, emplois, collaboration avec l'ADEM...), notamment au vu du chômage croissant des jeunes (voir le chapitre sur l'index). Nous nous engageons pour unepolitique salariale modérée dans le secteur public et à ne pas faire dégénérer les finances publiques. Nous diminuerons durablement la pression des salaires dans le secteur privé en développant une politique de logementqui arrivera à maîtriser les prix grâce à une augmentation considérable de l'offre et une réorientation des subventions (critères sociaux et durables). Nous pouvons également soulager les salaires par notre politique énergétique qui aide les personnes à sortir durablement du piège de l'énergie, une politique qui mise sur les mécanismes de préfinancement dans le cadre de la banque climatique proposée par le DP.

À l'avenir, les transferts sociaux et en matière de famille seront avant tout effectués sur la base de critères sociaux clairs, pour soutenir en premier lieu les personnes ayant des salaires modestes. Pour nous, la question de l'index est aussi une question d'emplois sûrs. Nous maintiendrons donc le système de l'indexation automatique des salaires, mais en le réformant. La base de la cohésion sociale est toujours la solidarité. Nous appelons donc à un acte de solidarité en faveur de ceux qui sont actuellement les plus touchés par la crise économique, à savoir les jeunes chômeurs. La perte de compétitivité de notre économie les touche le plus durement. C'est pourquoi nous voulons négocier un « pacte de solidarité pour la jeunesse et contre le chômage des jeunes » avec les patrons et les salariés. Nous voulons obtenir des patrons l'engagement de réduire considérablement le chômage des jeunes ensemble avec l'ADEM et d'améliorer la formation d'un grand nombre d'adolescents. En contrepartie, nous proposons de supprimer au moins une tranche indiciaire, afin d'augmenter la compétitivité des entreprises et de libérer des moyens pour une politique active et mesurable contre le chômage des jeunes. Nous voulons immédiatement négocier ce pacte de solidarité.

De plus, nous voulons revoir le panier de référence, élaborer une nouvelle pondération pour différents produits (tabac, énergie...) et limiter durablement le mécanisme à une tranche indiciaire par an au maximum.

Le DP souhaite clarifier une nouvelle fois ici qu'il s'oppose à un « système d’indexation», parce qu'il n’améliore pas la situation entreprises, et ne contribue donc pas à des emplois sûrs, et parce qu'il causera de nouvelles tensions dans les grilles de salaires.

Un environnement stable crée de la confiance

Nous devons promouvoir les investissements dans le site économique luxembourgeois par des conditions cadres séduisantes (voir plus haut). Le facteur de la confiance dans le site luxembourgeois a une très grande importance. Les investisseurs veulent être sûrs de pouvoir s'établir dans un environnement stable où, d'une part, les conditions commerciales élémentaires ne sont pas constamment dégradées ou modifiées et où, d'autre part, il existe uneambiance de renouveau dans la société. Le DP s'engage pour des conditions cadres stables. Celles-ci impliquent la lutte systématique contre les déficits dans les budgets publics et les budgets sociaux, en premier lieu par une plus grande efficacité des dépenses et des programmes d'investissement en faveur du site économique.

Développer des stratégies réfléchies pour les secteurs économiques ciblés

Nous voulons apporter un nouvel élan aux efforts de diversification économique. Nous pouvons atteindre cet objectif si nous nous mettons d'accord sur une stratégie d'avenir avec les partenaires sociaux, qui sera poursuivie en commun dans les entreprises et au sein des pouvoirs publics, notamment en ce qui concerne les conditions cadres. Les obstacles doivent être supprimés avant la prise de décisions. Il serait illogique de courtiser les investisseurs au Luxembourg et à l'étranger si nous devons constater plus tard que nous nous heurtons à une ou plusieurs barrières politiques insurmontables. Les conditions doivent être claires pour tout le monde au préalable, pour qu'il puisse être agi rapidement et de manière ciblée. C'est la seule façon de garantir aux investisseurs une certaine sécurité de planification. Ce n'est que de cette manière que le site luxembourgeois inspire la confiance.

À cette fin, nous développerons ensemble avec les entreprises déjà installées au Luxembourg une stratégiepour promouvoir davantage les investissements dans le site luxembourgeois. De plus, nous développerons des stratégies claires dans les domaines de la logistique, de l'environnement, des biotechnologiques, des technologies en matière de santé, ainsi que des technologies de l'information et de la communication dans le cadre de la « marque Luxembourg » (voir plus haut), nous exploiterons les potentiels réels, nous élaborerons un plan, nous prendrons les décisions politiques nécessaires et nous mettrons à disposition les moyens requis. Dans le cadre de cette stratégie, nous devons aborder des questions concernant l'aménagement du territoire, les conditions d'établissement, la politique fiscale, la protection de l'environnement, la mise à disposition de personnel, la formation, les emplois, les conditions cadres administratives, les dispositions du droit du travail, la recherche, etc.

Transformer le Luxembourg en pôle d'innovation grâce à son université

Nous accorderons une importance particulière à la promotion de la recherche et du développement. Nous estimons qu'il est nécessaire de mieux regrouper et concerter les nombreux efforts de recherche dans les secteurs public et privé. Étant donné que nous avons toujours considéré le développement de l'université comme un élément important pour la diversification économique, nous voulons rapprocher l'université et les autres cellules de recherche existantes dans les secteurs public et privé aux besoins de l'économie et les utiliser de manière plus ciblée comme des facteurs clés du site. Le Luxembourg doit devenir visible à l'extérieur en tant que pôle d'innovation. Nous voulons générer un élan d'innovation ensemble avec les entreprises, c'est-à-dire mener la recherche vers des résultats économiques tangibles. Nous élaborerons ensemble avec les entreprises et les centres de recherche un concept dit « open innovation » qui permet de mieux relier entre eux et promouvoir à l'extérieur les efforts en matière d'innovation. Si le Luxembourg veut être visible en tant que pôle d'innovation, les innovations doivent être rendues visibles et accessibles en contrepartie. En collaboration avec les instituts de recherche compétents et les acteurs économiques, nous améliorerons les conditions pour les nouvelles start-ups en reliant mieux les chercheurs, les entrepreneurs, les investisseurs et les conseillers d'entreprises. À titre d'exemple, nous adapterons rapidement les normes légales concernant les droits d'auteur aux besoins de ce concept d'innovation. Ensemble avec les représentants des étudiants et de l'économie, nous réfléchirons sur une aide financière additionnelle pour des formations universitaires spécifiques très recherchées par les entreprises.

Adapter les instruments de promotion financiers aux objectifs stratégiques

Nous examinerons le degré d'efficacité des instruments de promotion existants (aides à l'investissement, aides à la recherche, garanties de l'État, crédits de la SNCI...) et créerons de nouvelles impulsions dans le cadre de la réglementation européenne. Nous pensons que le Luxembourg - notamment dans le contexte de sa place financière internationale - peut donner de nouvelles impulsions pour gagner des investisseurs dans le domaine du capital-risque et contribuer ainsi durablement au succès économique des innovations au site luxembourgeois.

Création d'une « agence d'investissement et de financement »

Nous constatons qu'il existe actuellement beaucoup d'institutions et de mesures de soutien privées et publiques pour les créateurs d'entreprises ou les projets économiques. Elles n'ont toutefois que peu de visibilité au-delà des frontières et sont parfois mal coordonnées entre elles. Nous voulons donc créer une sorte de phare pour les investisseurs au Luxembourg, avec l'objectif que toute personne - peu importe où au monde elle vive - qui a une bonne idée d'affaires, trouve au Luxembourg un interlocuteur qui l'aide à réaliser son idée. Nous envisageons ainsi la création d'une « agence d'investissement et de financement ». Cette agence servirait d'interlocuteur pour les entreprises internationales et nationales ou pour les start-ups. Elle examinerait la faisabilité du projet et fournirait une aide intégrée à sa réalisation. Par ailleurs, cette plate-forme pourra également être utilisée par les investisseurs privés et publics potentiels pour assurer le financement de ces idées et projets. Notre objectif est de réunir les acteurs économiques, de créer des activités économiques et de positionner le Luxembourg comme un pays favorable aux innovations en Europe.

Maintenir des coûts de l'énergie stables

Les coûts de l'énergie sont devenus un facteur important pour le site économique. Nous veillerons à ce que les prix de l'énergie restent compétitifs pour les entreprises dans la comparaison internationale. Ensemble avec les entreprises, nous voulons faire déterminer de manière proactive les potentiels en matière d'économies d'énergie et d'augmentation de la rentabilité par des gestionnaires et conseillers en matière d'énergie. Les mesures nécessaires pour économiser de l'énergie peuvent être compensées par le « contracting énergétique » ou par la banque climatique réclamée par le DP. Le crédit est purgé par les économies d'énergie faites, de sorte qu'il n'y a pas de frais supplémentaires.

Renforcer la protection des consommateurs

Notre objectif est de rendre les informations pour les consommateurs transparentes et facilement accessibles, d'améliorer les connaissances des consommateurs et de proposer des conseils professionnels. Nous voulons réunir les nombreuses initiatives existantes dans les différents ministères dans un nouveau département.

La traduction a été effectuée par Christine Schmit (www.christineschmit.com)