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Nei Technologien: Ginn et spezifesch Formatioune fir d'Pompjeeën?

Questions parlementaires Santé et soins Fonction publique Max Hahn

Elektresch Autoen, Biogas-Anlagen, Photovoltaik-Panneauen... an deene leschte Jore si vill nei Technologien op de Maart komm. Den DP-Deputéierte Max Hahn freet no, ob eis Pompjeeën duerch spezifesch Formatiounen op den Eeschtfall virbereet ginn.

Question

Monsieur le Président,
Par la présente, j’ai l’honneur de vous informer que, conformément à l’article 80 de notre Règlement interne, je souhaite poser la question parlementaire suivante à Monsieur le Ministre de l’Intérieur concernant la formation des sapeurs-pompiers:

« Il est évident que l’émergence des véhicules à énergies alternatives (électriques, hybrides, gaz) et l’augmentation des installations de panneaux photovoltaïques ou de biogaz ont diversifié, voire renforcé les exigences auxquelles les intervenants doivent répondre en cas d’incendie.

Partant, il devient de plus en plus important que les services de secours puissent suivre régulièrement des formations spécifiques afin d’adapter les procédés d'extinction d'incendies et de connaître les risques qui y sont associés.

Dans ce contexte, j’aimerais poser les questions suivantes à Monsieur le Ministre de l’Intérieur:

  • D’une manière générale, existe-t-il des formations spécifiques aux nouvelles technologies pour les sapeurs-pompiers volontaires ?
  • Dans l’affirmative, combien de fois par année cette formation est offerte ? S’agit-il d’une formation obligatoire ?
  • Combien de sapeurs-pompiers volontaires y ont déjà assisté ?
  • Qu’en est-il de la demande ? Y a-t-il éventuellement une liste d’attente ? Est-ce que les chefs de groupes et les chefs de groupe adjoints bénéficient d’un traitement prioritaire ?
  • Monsieur le Ministre entend-il diversifier davantage l’offre de formation des sapeurs-pompiers volontaires?»

Veuillez croire, Monsieur le Président, en l’expression de ma très haute considération.

Max HAHN
Député

Réponse de Monsieur le Ministre de l’Intérieur à la question parlementaire n°2995 du 16 mai 2017 de Monsieur le Député Max HAHN au sujet de la formation des sapeurs-pompiers

Comme le fait remarquer à juste titre l’honorable Député, l’émergence de nouvelles technologies n’est pas toujours sans problème pour les agents des services de secours qui doivent assurer leurs missions dans des conditions de sécurité optimales.

Les problématiques liées aux installations de panneaux photovoltaïques, de biogaz ou encore aux matériaux utilisés lors de la construction de maisons à basse consommation d’énergie sont thématisées dans le cadre des différentes formations en matière de lutte contre les incendies.

En ce qui concerne les véhicules à énergies alternatives, la thématique est intégrée dans le cours de formation préparant au brevet d’aptitude de secouriste-sauveteur.

Les cours susmentionnés sont organisés trois à quatre fois par an dans les écoles respectives. Par ailleurs, les sujets sont également abordés dans le cadre des formations continues au niveau des centres d’incendie et de secours.

Le brevet d’aptitude du 2ème degré portant sur les techniques de lutte contre l’incendie (BAT2) est nécessaire pour tout pompier qui souhaite occuper la fonction de chef de section. Le brevet d’aptitude de secouriste-sauveteur est obligatoire pour tout secouriste-sauveteur.

Il existe une forte demande de la part des membres des services de secours de pouvoir participer aux formations offertes par l’Ecole nationale du service d’incendie et de sauvetage et l’Ecole nationale de la Protection civile, qui en général, peut être satisfaite.

Concernant la diversification de l’offre de formation, il y a lieu de remarquer que de nombreuses initiatives ont déjà vu le jour au cours des deux dernières années (formations concernant la chaîne de commandement, inondations, feux de forêts et de broussailles, first responder etc.). La formation des membres des services de secours est un des éléments clés de la réforme des services de secours. La création de l’Institut national de formation des secours (INFS) et la mise en place d’un corps d’instructeurs professionnels et volontaires permettra de préparer les pompiers aux multiples missions qui les attendent. La diversification de la formation va bien évidemment être poursuivie avec de nouvelles possibilités dès la mise en service du plateau technique au Centre national d’incendie et de secours.

 


Max Hahn