Vous êtes ici

Trottinetten op der Gare ?

Questions parlementaires Mobilité et trafic Gusty Graas

A Frankräich testen se am Moment Trottinetten op de grousse Garen, esou dass d'Leit vun do aus einfach a séier op d'Aarbecht kommen. Den DP-Deputéierte Gusty Graas freet beim Transportminister no, op een dëst Konzept och op der Stater Gare aféiere kéint.

Question

Monsieur le Président,

J’ai l’honneur de vous informer que, conformément à l’article 80 de notre Règlement interne, je souhaite poser la question parlementaire suivante à Monsieur le Ministre du Développement durable et des Infrastructures :

« Récemment la SNCF a inauguré sa première borne de trottinettes en libre service. L’objectif est de faciliter les déplacements des voyageurs à la sortie des gares au bureau ou au domicile. Il s’agit actuellement d’une expérimentation. Si l’expérience est concluante, 50 à 100 stations seront installées dans les gares d’Île-de-France.

Dans ce contexte, j’aimerais poser les questions suivantes à Monsieur le Ministre du Développement durable et des Infrastructures :

  • Quelle est l’attitude de Monsieur le Ministre face à cette idée ?
  • Un tel concept pourrait-il également offrir des trottinettes électriques ?
  • Au vu du nombre important d’utilisateurs des transports en commun passant par la Gare de Luxembourg et de la multitude d’emplois localisés à proximité de celle-ci, est-ce qu’un tel projet pourrait être envisagé à ce endroit ? »

Veuillez croire, Monsieur le Président, à l’assurance de ma très haute considération.

Gusty GRAAS
Député

Réponse de Monsieur François BAUSCH, Ministre du Développement durable et des Infrastructures à la question parlementaire n° 3136 du 14 juillet 2017 de Monsieur le député Gusty GRAAS

Par la question parlementaire No 3136 du 14 juillet 2017, l’honorable député demande des renseignements sur l’opportunité d’installer un système de location de trottinettes, électriques ou non, auprès de la gare centrale à Luxembourg.

Les conclusions du projet-pilote des SNCF de proposer, pendant six mois à partir de juillet 2017, des bornes de trottinettes en libre-service auprès de certaines gares en Ile-de-France mériteront certainement d’être analysées.

En effet, même à Luxembourg-Ville, l’on observe de plus en plus de navetteurs qui utilisent quotidiennement la trottinette, surtout électrique, pour le « last mile ». Ce qui pose problème, c’est que dans la pratique, ils sont nombreux à emprunter le trottoir, où, par leur vitesse, ils gênent les piétons, voire les mettent en danger.

Il faut savoir que d’après le Code de la Route, les trottinettes sans moteur sont à considérer comme des cycles. Les trottinettes sont à considérer comme cycles électriques tant que la puissance nominale continue maximale du moteur électrique ne dépasse pas 0,5 kW et que la vitesse maximale par construction ne dépasse pas 25 km/h. Dans ce cas, les règles de circulation ainsi que celles relatives à l’équipement sont celles applicables aux cycles et cycles électriques ; partant, la circulation sur les trottoirs et autres parties de la voie publique réservées aux piétons, est interdite. Pour ce qui est de trottinettes qui sont dotées d’un moteur encore plus puissant, elles sont assimilées au cyclomoteur, ce qui leur interdit l’utilisation d’infrastructures cyclables telles que les pistes cyclables, les voies cyclables et les chemins obligatoires pour cyclistes et piétons.

Pour ces raisons, le projet-pilote en Ile-de-France intéressera sans doute autant les communes concernées que les prestataires de services de mobilité.

 


Gusty Graas