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Medezinesch Versuergung a ländleche Regiounen

Questions parlementaires Santé et soins Edy Mertens André Bauler

D'DP-Deputéiert André Bauler an Edy Mertens weisen sech besuergt iwwer d'medezinesch Versuergung vun Noutfallpatienten a ländleche Regioune vum Land, besonnesch nuets wann de SAMU jo bekanntlech net kann op de Rettungshelikopter zréckgräifen. Am Kontext vun der geplangter Reform vun de Rettungsdéngschter, hunn déi zwee Deputéiert eng Réi Froen un déi zoustänneg Ministere gestallt.

Question

Monsieur le Président,

Par la présente, nous avons l’honneur de vous informer que, conformément à l’article 80 de notre Règlement interne, nous souhaitons poser la question parlementaire suivante à Madame la Ministre de la Santé et à Monsieur le Ministre de l’Intérieur :

« Dans sa réponse à la question parlementaire n°1759, Madame la Ministre de la Santé a fait savoir que, d’une part, le service d’aide médicale urgente (SAMU) est un élément indispensable de la chaîne de secours qui trouvera sa place dans le cadre du futur « Corps grand-ducal d’incendie et de secours » (CGDIS), et que, d’autre part, le dispositif actuel du SAMU ne sera pas remis en cause.

Or, il nous revient qu’une dame, victime d’une piqûre d’hyménoptère vers 22h30 du soir en zone rurale, a dû attendre cinquante-cinq minutes avant l’administration de médicaments vitaux dans un hôpital de garde. Il convient encore de préciser que l’unique antenne mobile du SAMU Nord avait une autre intervention et que le vecteur aérien était aussi exclu en raison de l’appel de secours nocturne.

Suite à cet incident, certes particulier mais d’un intérêt général manifeste, nous aimerions poser les questions suivantes à Madame la Ministre de la Santé et à Monsieur le Ministre de l’Intérieur:

  1. Dans le cadre du nouveau CGDIS, est-il prévu d’intégrer au moins un « Rettungssanitäter » dans l’équipage ambulancier par intervention de secours?
  2. Est-il aussi prévu d’intégrer des médecins urgentistes dans le dispositif du SAMU, en complément des médecins anesthésistes-réanimateurs actuels ?
  3. Les ministres n’estiment-ils pas nécessaire d’élargir, en l’absence de médecin, les compétences d’intervention des « Rettungssanitäter», par exemple en cas de choc (mise en place de lignes intraveineuses; administration de médicaments vitaux) ?
  4. Plus généralement, est-ce que la nouvelle structure du SAMU restera attachée aux hôpitaux de garde ou sera-t-elle indépendante à l’intérieur du futur CGDIS ? Les médecins, les « Rettungssanitäter » ainsi que les infirmiers, assureront-ils le nouveau service de secours à temps plein ?
  5. Finalement, les ministres peuvent-ils nous expliquer pourquoi le SAMU ne peut pas recourir aux services des hélicoptères de sauvetage pendant la nuit ? »

André BAULER et Edy MERTENS
Députés

Réponse commune de Madame la Ministre de la Santé et de Monsieur le Ministre de l’Intérieur  à la question parlementaire n° 2274 de Messieurs les Députés André BAULER et Edy MERTENS au sujet du service d’aide médicale urgente

Les honorables députés André BAULER et Edy MERTENS souhaitent obtenir des informations quant à l’organisation du Service d’aide médicale urgente (SAMU) dans le cadre du futur Corps grand-ducal d’incendie et de secours (CGDIS) que le projet de loi n°6861 portant organisation de la sécurité civile et création d’un corps grand-ducal d’incendie et de secours se propose de créer.

Dans le cadre de la réforme des services de secours, la formation des futurs agents, élément-clé, est actuellement en train d’être réorganisée en vue de son amélioration et sa modernisation afin d’atteindre la même importance que les missions et interventions.

Le futur pompier professionnel et volontaire sera confronté au quotidien à des situations à risque. Par conséquent, il est très important de savoir que la formation, professionnelle et polyvalente, permettra à chacun d’atteindre à son rythme, le niveau de qualification souhaité.

Il est prévu qu’à terme, l’équipage de chaque ambulance du CGDIS comporte au moins un pompier professionnel ou volontaire ayant suivi avec succès le niveau de qualification le plus avancé de la formation du domaine «secours à personne – SAP», similaire aux formations allemandes.

Il appartiendra au conseil d’administration du futur CGDIS de déterminer les conditions d’admission et de compétences des médecins pour la participation au service d’aide médicale urgente dans le cadre d’un référentiel de ressources et d’organisation. Il est admis que le recours à des médecins anesthésistes-réanimateurs garantit le niveau le plus élevé de prise en charge des patients.

Le projet de loi n°6861 précité prévoit que le SAMU est un vecteur de secours du futur CGDIS, rattaché à un établissement hospitalier qui a comme mission la prise en charge médicale spécialisée du patient dont l’état requiert de façon urgente une expertise médicale pour des soins d’urgence ou de réanimation et pour l’orientation du patient.

Dans le souci d’améliorer la couverture du Grand-Duché de Luxembourg en services SAMU et de garantir des délais d’intervention acceptables, le futur CGDIS pourra conclure des conventions pour l’installation de services SAMU, au-delà des établissements hospitaliers, avec des organismes représentatifs du secteur des prestataires de soins, des associations et des organismes de secours ayant la sécurité civile dans leur objet social et ce en relation avec l’organisation du SAMU et des établissements hospitaliers.

En ce qui concerne le recours aux hélicoptères de sauvetage pendant la nuit, il faut savoir que, si des vols de nuit sont techniquement possibles, il se posent d’évidentes questions de sécurité pour les atterrissages lors de missions primaires en dehors de zones sécurisées et préalablement reconnues. En partant de l’utilisation d’hélicoptères de sauvetage pendant la nuit à l‘étranger, il faudra analyser le besoin et l’opportunité de vols de nuit pour le Grand-Duché de Luxembourg dans le cadre d’une discussion globale concernant l’optimisation de l’organisation du SAMU.

 


André Bauler

Edy Mertens