Landwirtschaft a Wäibau

Agriculture et viticulture

Agriculture et économie alimentaire : dans l’intérêt des agriculteurs, des consommateurs et de l’environnement

L’agriculture et le secteur agro-alimentaire modernes misent sur la qualité avant la quantité. La production régionale, les prix équitables pour les agriculteurs et les consommateurs, le bienêtre des animaux et les processus de production soucieux de l’environnement gagnent en importance dans notre société.

Au cours de la dernière législature, le DP a ouvert la voie à une agriculture orientée vers l’avenir, entre autres par la nouvelle loi agraire, la loi sur la protection des animaux la plus avancée au monde, une attitude critique vis-à-vis des produits phytopharmaceutiques nuisibles (entre autres le glyphosate et les néonicotinoïdes) dans l’intérêt du consommateur, la réforme du droit du bail à ferme pour une meilleure sécurité de planification pour les bailleurs et la nouvelle loi sur les marchés publics, qui permet de miser davantage sur les critères de qualité et de durabilité en matière alimentaire. Des progrès ont également été faits dans la lutte contre le gaspillage alimentaire grâce à des campagnes de sensibilisation.

Le DP continuera à s’engager pour que l’agriculture soit dotée des moyens pour répondre aux besoins de la société et des consommateurs. Nous nous engageons également à veiller à ce que, dans le contexte européen, les possibilités de flexibilité nationale soient utilisées de manière optimale dans l’intérêt de l’agriculture nationale. Le DP souligne la grande importance de l’agriculture dans notre société et continuera de veiller à ce que l’agriculture reste un pilier important de notre pays et à ce que les emplois dans ce secteur soient sauvegardés. Le DP s’engage pour une agriculture compétitive, respectueuse des consommateurs et de l’environnement. Il faut renforcer durablement la relation entre l’agriculture et les consommateurs. Le DP poursuit son engagement pour la sécurité alimentaire. Nous réformerons le contrôle des aliments tout au long de la chaîne de valeur et nous le rendrons plus efficient pour les consommateurs, les transformateurs et les producteurs.

Pérennisation de l’agriculture luxembourgeoise

Le DP est convaincu que le Luxembourg a besoin d’une agriculture forte et veillera par conséquent à maintenir les emplois dans ce secteur. En outre, nous voulons miser davantage sur de bonnes formations pour les futurs agriculteurs et élargir régulièrement l’offre de formations continues, notamment dans le cadre d’une stratégie numérique, et l’adapter aux besoins de l’agriculture.

Soutien prioritaire des jeunes agriculteurs

Le DP continuera à soutenir activement les jeunes qui reprennent une exploitation agricole. Le nombre de jeunes agriculteurs diminue partout en Europe et le DP souhaite y remédier au niveau national. La nouvelle loi agraire, adaptée en 2016 sous les auspices du ministère de l’Agriculture du DP prévoit un meilleur soutien des jeunes agriculteurs qui créent leur entreprise. De plus, les jeunes agriculteurs (entre 23 et 40 ans) doivent pouvoir continuer à bénéficier de subventions spécifiques.

Poursuite des tables rondes sur l’agriculture

La table ronde sur l’agriculture (Landwirtschaftstisch), lancée par le ministère de l’Agriculture du DP, continuera à se réunir régulièrement avec les agriculteurs pour trouver des solutions communes aux défis actuels et futurs dans l’agriculture.

La numérisation au service de l’agriculture

Le DP développera la stratégie de numérisation de l’agriculture. Le « Precision Farming » doit permettre une utilisation nettement plus ciblée des pesticides et des engrais grâce au recours à des capteurs et des drones. Ce système ne permet pas seulement une production très précise, spécifique et donc plus écologique, il permet également aux agriculteurs de cultiver leurs champs à moindre coût, selon la devise « autant que nécessaire, mais le moins possible ».

Nouvelle conception de la protection des plantes

Le ministère de l’Agriculture dirigé par le DP a présenté en 2017 un plan d’action national (PAN) pour la réduction des pesticides, dans le but de réduire l’utilisation de ceux-ci. Le DP mettra en œuvre le plan d’action étape par étape pour atteindre les objectifs concrets qui y sont énoncés, notamment l’abandon progressif de l’utilisation du glyphosate. La réduction significative de l’utilisation des pesticides dans l’agriculture est indispensable pour conserver la biodiversité et pour protéger les eaux en surface et les sources d’eau potable. Il est important de conseiller les agriculteurs pendant la phase de transition et de leur proposer des aides concrètes et pratiques ainsi que des alternatives pendant la transition. Le DP exige un plan d’abandon concret au niveau de l’UE, bien que l’UE ait prolongé pour cinq ans l’autorisation du glyphosate contre la voix du gouvernement DP, en novembre 2017.

Promouvoir la recherche et l’innovation

Le DP promouvra une meilleure coopération entre la recherche et l’agriculture, notamment pour analyser l’impact de l’utilisation de pesticides sur la population d’abeilles locale et en tirer les conséquences nécessaires. En outre, nous continuerons à promouvoir la recherche, par exemple au moyen de champs d’essai pour la culture de légumineuses à grains. Comme nourriture pour les animaux, ces plantes peuvent constituer une véritable alternative régionale et respectueuse du climat aux importations de soja de l’étranger, qui contribuent à la destruction de la forêt tropicale.

 

Conformément au principe de précaution, le Luxembourg doit rester libre de génie génétique « vert ». Le DP s’engage systématiquement pour la diversité des semences et des espèces sans OGM et pour que les agriculteurs restent en possession des droits sur les semences de leur propre récolte.

Garantir la protection de l’eau coopérative

L’eau est l’aliment le plus important qui soit. La protection de l’eau potable a la plus haute priorité pour le DP. Cette protection doit être assurée en collaboration étroite avec l’agriculture. Pour cette raison, les agriculteurs qui cultivent des champs dans les zones de protection de l’eau doivent être activement accompagnés, conseillés et, si nécessaire, assistés. Les fournisseurs d’eau potable doivent cofinancer les mesures de protection préventives (p. ex. LAKU dans la région de la Haute-Sûre) par le biais d’accords de coopération.

Faire avancer la débureaucratisation

La bureaucratie est particulièrement lourde pour les entreprises agricoles, principalement à cause de la réglementation de l’UE, qui a été adoptée au niveau de l’UE à l’époque du gouvernement CSV-LSAP précédent. Le DP réduira autant que possible la bureaucratisation de l’agriculture, afin de faire baisser les charges financières qui en résultent. Au niveau de l’UE, le DP s’engagera pour que la prochaine réforme de la politique agricole commune (PAC 2020) comporte une réelle réduction des formalités administratives. Au niveau national, le DP accélérera le traitement des demandes et visera une numérisation efficace. Le lancement du portail agricole a constitué la première étape vers un espace d’information clair sur internet. Les meilleures pratiques d’autres administrations agricoles doivent être intégrées dans un futur guichet unique.

Maintien de la flexibilité en période de crise

Au cours de la dernière législature, le ministère de l’Agriculture dirigé par le DP a introduit une « année blanche », qui permet aux agriculteurs de suspendre leurs crédits bancaires pendant 12 mois en période de crise. Pendant ce temps, l’État prend en charge les intérêts et les frais bancaires à hauteur maximale de 15 000 euros par exploitation. Nous continuerons de veiller à ce que les agriculteurs soient déchargés pendant les années de mauvaise récolte. Pour cette raison, la réforme fiscale a introduit le principe du « carry back, carry forward », qui permet aux agriculteurs et aux viticulteurs de compenser les années au revenu faible avec de meilleures années. Outre ces mesures, il faut continuer à décharger les agriculteurs par des mesures exceptionnelles en cas de crise, dans le cadre des dispositions nationales et européennes.

Réserver les terres agricoles à la production d’aliments

Le DP accorde la priorité à la production alimentaire sur les bonnes terres agricoles afin de contrer la pression sur les prix pour les agriculteurs. Pour cette raison, le DP salue la création des structures nécessaires dans la nouvelle loi concernant la protection de la nature, pour que les futures mesures compensatoires rendent possible une protection de l’environnement raisonnable et cohérente et réduisent en même temps l’emprise sur les terres agricoles. La pression d’achat sur les terres agricoles a énormément augmenté au Luxembourg et ne doit pas s’accroître davantage par les mesures compensatoires. Pour protéger les terres agricoles de bonne qualité, le DP soutient la mise en œuvre de mesures compensatoires structurées et intelligentes sur des surfaces protégées à long terme. Il est important pour le DP de viser une collaboration étroite avec les propriétaires fonciers et les cultivateurs pour mettre en pratique les mesures compensatoires. De plus, le DP préconise la valorisation écologique des terres forestières à des fins de compensation. Le DP ne permettra pas l’installation de cellules photovoltaïques sur les bonnes terres agricoles.

Utilisation durable des surfaces agricoles

La loi concernant le remembrement des biens ruraux doit être adaptée à la réalité. Le DP introduira donc une nouvelle loi pour moderniser le remembrement foncier en coordination avec les acteurs concernés.

 

L’objectif de la nouvelle loi est d’améliorer la productivité de l’agriculture, de la sylviculture et de la viticulture. L’accent sera mis sur l’utilisation durable des sols.

Promotion des produits de niche locaux

Le DP mise de plus en plus sur les produits de niche locaux de qualité supérieure, en faisant primer la qualité sur la quantité. Le développement du savoir-faire dans des secteurs de niche doit contribuer à la diversification et au renforcement de notre agriculture. De bons exemples pour une telle diversification sont la culture du chanvre, du soja ou des aliments sans gluten. L’esprit de pionnier doit être encouragé également dans l’agriculture.

Promotion des produits régionaux

Le DP améliorera les conditions-cadres pour que les besoins alimentaires du pays puissent à l’avenir être mieux couverts par la production nationale, par exemple la production de volaille et de légumes. Actuellement, l’agriculture luxembourgeoise couvre uniquement 1,6 % du besoin national en viande de volaille et un peu plus de 1 % du besoin en légumes. Il faut améliorer systématiquement le taux de consommation propre en collaboration avec les agriculteurs.

 

Nous continuerons à promouvoir l’utilisation de produits régionaux dans les cantines, notamment dansles écoles, les maisonsrelais, les crèches, les hôpitaux et les maisons de retraite et de soins. Cela doit être rendu possible, d’une part, par des critèresrégionaux dansles marchés publics. La nouvelle loi sur les marchés publics autorise et encourage cette approche en accordant une plus grande importance aux critères tels que la qualité, la durabilité et les conditions sociales dans la production alimentaire. Dans le passé, le prix était souvent le seul facteur déterminant dans les marchés publics.

 

Le DP promouvra davantage les structures de traitement qui permettent de préparer les produits régionaux de façon à répondre aux besoins des cantines. D’autre part, un « matcher » doit soutenir la collaboration entre plusieurs exploitations agricoles, pour que les petits producteurs aient également la possibilité de participer à un appel d’offre important.

Simplification des labels

Il existe actuellement près de 20 labels différents pour les aliments luxembourgeois. Toutefois, les consommateurs ne comprennent pastoujoursla signification des différentslabels à première vue. Pour faciliter la compréhension aux consommateurs, le DP introduira un certificat de qualité national pour les labels. Les aides étatiques seront aussi rattachées à ce certificat de qualité. Le nouveau certificat sera attribué aux produits de qualité et garantira leur origine et un élevage durable et respectueux des animaux. Il ne renforcera pas seulement la confiance des consommateurs dans la production alimentaire régionale, mais aidera aussi les cantines publiques dans l’achat de produits durables.

Réaction ferme aux scandales alimentaires

Le DP préconise une approche cohérente face à la fraude à l’étiquette et aux scandales alimentaires au niveau européen. Les activités criminelles telles que la fraude alimentaire doivent être poursuivies et sanctionnées systématiquement. Nous voulons aussi renforcer la surveillance au niveau national.

Sensibilisation de la population aux aliments régionaux

Le DP continuera de promouvoir l’agriculture locale pour sensibiliser la population aux aliments régionaux et souligner l’importance de l’agriculture pour le pays. Nous créerons également une plateforme sur internet pour la vente des produits agricoles locaux.

Promotion de l’agriculture bio

Le DP veut augmenter considérablement la part de l’agriculture bio pour réagir à la demande croissante de différents produits. À l’heure actuelle, cette part ne représente que près de 5 % des exploitations ou 4 % des terres cultivées. Grâce à l’augmentation substantielle de la bioprime et de la compatibilité de cette prime avec d’autres mesures environnementales, le Luxembourg est le pays qui promeut le plusl’agriculture bio. Il s’agit maintenant de sensibiliser les consommateurs aux avantages des produits bio nationaux. En effet, le comportement d’achat des clients détermine quels aliments sont proposés dans les rayons des centres commerciaux. Le DP veut accorder un plus grand soutien financier à la recherche scientifique dans le domaine de l’agriculture bio et redéfinir le plan d’action bio.

Création d’un ministère de l’alimentation, de la protection des consommateurs, de l’agriculture et de la viticulture

L’alimentation et l’agriculture vont de pair. Le DP élargira les compétences du ministère de l’Agriculture et les complétera par le ressort de l’alimentation. La sécurité alimentaire, l’alimentation saine, la sensibilisation au gaspillage alimentaire ainsi qu’une obligation d’étiquetage clair et transparent des produits en font partie. La responsabilité en matière de sécurité alimentaire doit être confiée à une administration moderne, unique, qui puisse exercer sa fonction de contrôle de manière efficace et transparente pour le consommateur, le transformateur et le producteur. Le DP élargira le ministère de la Protection des consommateurs, introduit au cours de la législature actuelle, et étendra ses compétences. Le DP favorise un ministère de l’Agriculture indépendant, qui travaille en collaboration étroite avec le ministère de l’Environnement.

Développement de l’espace rural

Le DP défend le développement durable de l’espace rural et veillera à ce que les fonds européens mis à disposition soient utilisés davantage. Le DP soutient le potentiel économique dans les régions rurales et la gestion durable des ressources naturelles.

Conception de la politique agricole commune (PAC) après 2020

La politique agricole européenne doit rester forte après la sortie de la Grande-Bretagne de l’Union européenne. Il est cependant clair que cette sortie aura inévitablement des conséquences sur le budget européen et donc sur le financement de la politique agricole européenne. En cas de réduction du budget au niveau européen, nous nous engagerons pour le remplacement des fonds manquants par un cofinancement national. Cela concerne avant tout le premier pilier et notamment les paiements directs aux agriculteurs.

 

Il faut également défendre la dotation cohérente du deuxième pilier de la PAC. Les changements budgétaires ne doivent pas se faire au détriment du seul secteur agricole et de la PAC. Lesidées de base de l’approche de modernisation de la PAC envisagée par la Commission nous semblent bonnes. Il est prévu d’orienter la politique vers des objectifs de durabilité et de laisser une plus grande liberté aux États membres pour décider les mesures par lesquelles ils souhaitent atteindre les objectifs.

 

Le DP veillera à ce que les spécificités du Luxembourg soient prises en compte. Cela implique une simplification réelle, basée sur un rapport coût-bénéfice raisonnable (les petits programmes nécessitent, par exemple, des règles de contrôle et de gestion simples), et, surtout, la prise en compte de l’environnement économique auquel l’agriculture nationale doit se mesurer. Le Luxembourg a traditionnellement mis en place un programme de soutien très proactif et doté de ressources élevées pour le secteur agricole, tirant le meilleur parti des possibilités offertes par la PAC. Lesréformes à venir au niveau de l’UE ne doivent pas conduire à un affaiblissement de ces instruments.

Promotion de la viticulture

Le DP continuera à soutenir les grands efforts faits dans le secteur viticole pour améliorer la qualité et la productivité, afin d’assurer l’avenir de la viticulture luxembourgeoise. Nous augmenterons le financement pour analyser l’impact du changement climatique sur la viticulture locale et, le cas échéant, développer des solutions.

 

Le DP promouvra la commercialisation du vin local par des campagnes ciblées. L’œnotourisme sera également promu davantage.

Engagement pour une protection des animaux forte

Le ministère de l’Agriculture sous la direction du DP a élaboré la loi sur la protection des animaux la plus moderne et la plus avancée en Europe. Les animaux sont désormais considérés comme des êtres dotés de sentiments et de dignité, auxquels des droits doivent être accordés. La nouvelle loi permettra aux instances responsables de réagir plus facilement aux violations. À l’avenir, les personnes qui maltraitent les animaux s’exposent à des sanctions nettement plus sévères. Le DP continuera de s’engager pour une protection des animaux forte et adaptée à leurs besoins, également au niveau européen.

Lutte contre le gaspillage alimentaire

En 2016 déjà, le ministère de l’Agriculture et de la Protection des consommateurs a présenté le plan national « Zesummen géint Liewensmëttelverschwendung » avec des objectifs et des actions concrets, et l’a mis en œuvre depuis. Le DP continuera à s’engager pour une politique durable, également dans ce domaine, et poursuivra la collaboration étroite avec les différents acteurs du secteur de l’alimentation et les administrations communales.

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