Gilles Baum

Il n’y a pas d’alternative à une obligation vaccinale sectorielle et spécifique à l’âge

Chers auditeurs,

Récemment, la Chambre des députés a discuté de l’introduction d’une obligation vaccinale et, dans ce contexte le parlement a demandé au gouvernement d’élaborer endéans les trois mois, un projet de loi visant à introduire une vaccination obligatoire, pour toute personne âgée de plus de 50 ans et pour tous les employés du secteur de la santé, des soins et des services de secours. Au cas où une nouvelle variante du Covid apparaissait, qui serait plus dangereuse pour les groupes d’âge plus jeunes, cette barrière d’âge devrait éventuellement être revue à la baisse.

Les objectifs principaux sont clairs :

  1. Garantie des services médicaux, surtout dans les hôpitaux du pays
  2. Protection des personnes à risque âgées de plus de 50 ans
  3. Éviter au mieux les évolutions de maladie graves

Lors de sa décision, le parti démocratique s’est basé sur le rapport du groupe d’experts, donc sur des connaissances scientifiques et des expériences de personnes qui sont confrontés au virus dans leur quotidien.

Le gouvernement devrait également faire une étude concernant l’impact des personnes testées positives âgées de moins de 50 ans sur les hôpitaux.

Par ailleurs, la Chambre a demandé des chiffres fiables en ce qui concerne le taux de vaccination des groupes d’âge et des secteurs de travail cibles.

Le projet de loi demandé doit maintenant suivre son chemin à travers les instances.

Décider d’une mesure telle que l’obligation vaccinale, ce n’est pas facile pour un parti libéral : Je peux vous assurer, que nous aurions préféré de ne pas introduire une obligation vaccinale (même s’il ne s’agit pas d’une obligation vaccinale générale). Mais, à notre avis, il n’y a pas d’autre solution afin d’éviter que d’autres personnes tombent gravement malades et meurent même.

Toutefois, nous comptons toujours sur les vaccinations volontaires. Cela s’applique particulièrement au groupe d’âge entre 20 et 29 ans, où le taux de vaccination est le plus bas.

Chers auditeurs,

Nous avons espéré que les appels à la solidarité suffiraient pour contrôler le virus. Or, ce n’a pas été pas le cas. C’est pourquoi nous sommes arrivés à ce point, où une obligation vaccinale sectorielle et spécifique à l’âge est devenue inévitable : en particulier pour des raisons de solidarité avec les personnes vulnérables et les employés du secteur de la santé et des soins.

Mais aussi pour des raisons de respect pour la majorité de nos concitoyens, qui ont respecté toutes les mesures et contraintes dès le début. Il faut absolument éviter qu’ils aient l’impression que leurs efforts n’ont servi à rien. Car ce sont justement ces efforts qui sont la base pour un retour dans la normalité.

Je vous remercie.

Partager :

Facebook
Twitter
LinkedIn
Email
WhatsApp

Plus d'actualités

Claude Lamberty

Un paquet de solidarité pour le pays et les gens

Dans sa Tribune Libre à la radio cette semaine, notre secrétaire général Claude Lamberty évoque le paquet de solidarité historique de 830 millions d’euros, sur lequel la Tripartite s’est mis d’accord afin d’apporter aux citoyens et aux entreprises le soutien nécessaire pour traverser la crise actuelle.

lire plus...

Tous unis contre la Russie

Dans sa tribune libre à la radio, notre député Gusty Graas parle des attaques russes contre l’Ukraine et des mesures dont disposent les pays qui veulent défendre la liberté contre le régime de Wladimir Poutine.

lire plus...
Yuriko Backes

Yuriko Backes – la nouvelle ministre des Finances

En tant que ministre des Finances, il est naturel de veiller à ce que nos finances publiques restent solides. En effet, nous voulons préparer notre pays à l’avenir en mettant l’accent sur le développement durable et en investissant dans le développement numérique.

lire plus...

Bureau du Citoyen

Le Premier ministre Xavier Bettel a annoncé à l’automne dernier la formation d’un Bureau du citoyen pour le climat. Tout a commencé fin janvier : lors de la première d’une quinzaine de réunions, les membres ont d’abord été informés de l’état actuel de la politique climatique.

lire plus...