Les ministres DP Claude Meisch (Éducation nationale, Enfance et Jeunesse) et Max Hahn (Famille, Solidarités, Vivre ensemble et Accueil) ont présenté, le 6 janvier 2026, un vaste paquet de mesures pour renforcer le pouvoir d’achat de tous les citoyens et, en particulier, en faveur des familles et des enfants qui sera mis en œuvre au cours des prochaines années.
Il s’agit d’une réforme qui reflète pleinement les réalités d’aujourd’hui. En matière fiscale, le Parti Démocratique a tenu à garantir qu’aucune personne ni aucune famille ne subira de perte, grâce à une longue phase de transition.
Quatre mesures pour plus de justice fiscale et davantage de soutien aux familles et aux enfants :
- Un système fiscal simple et équitable pour tous. Avec une classe d’impôt unique pour tous les contribuables à partir de 2028, mariés ou non, et plus de prévisibilité financière en cas d’évolution de la situation familiale ou personnelle.
- Des avantages fiscaux pour les familles avec enfants. Notamment grâce à un abattement de 5.400 euros par an et par enfant de moins de 3 ans.
- Une augmentation des allocations familiales en 2027, de 45 euros pour les enfants jusqu’à 12 ans et de 60 euros pour les enfants à partir de 12 ans.
- Des tarifs harmonisés et plus avantageux pour toutes les formes de services d’accueil, grâce à une réforme du chèque-service accueil – une économie à hauteur de 79 millions d’euros par an pour les parents.
Quatre autres mesures pour renforcer la justice sociale et pour lutter contre la pauvreté au Luxembourg :
- Une adaptation sociale des tarifs des services d’éducation et d’accueil, permettant aux parents dont le revenu ne dépasse pas 3,5 fois le salaire social minimum de bénéficier gratuitement des 24 premières heures de garde.
- Une aide ciblée pour les enfants scolarisés, pouvant atteindre jusqu’à 3.000 euros par enfant et par an pour les familles à faible revenu.
- La lutte contre la pauvreté des personnes âgées, à travers une prime pouvant aller jusqu’à 2.400 euros par an pour les seniors disposant de revenus modestes.
- Un accès simplifié et en partie automatisé aux aides financières pour les personnes et les familles, grâce à des critères uniformisés permettant l’octroi simultané de plusieurs aides, de manière plus simple, plus rapide et, dans certains cas, automatique.
Ces mesures concrètes soutiennent les citoyens dans leur vie quotidienne, soulagent financièrement les familles et offrent de meilleures perspectives d’avenir aux enfants. C’est pourquoi le Parti Démocratique s’engage au sein du gouvernement en faveur d’investissements importants :
- 900 millions d’euros par an pour une réforme fiscale qui respecte tous les modèles familiaux et offre de la stabilité, même lorsque la vie évolue.
- 250 millions d’euros par an pour l’augmentation des allocations familiales et une politique familiale qui renforce durablement le soutien financier aux parents.
- 300 millions d’euros par an pour des services d’éducation et d’accueil abordables, pilier de l’égalité des chances et de l’avenir de chaque enfant.
Le DP porte la vision d’une société moderne et équitable qui renforce le pouvoir d’achat et ouvre des perspectives d’avenir à toutes et à tous.

Plus détaillé
Classe d’impôt unique
À partir du 1er janvier 2028, il n’existera plus qu’une seule classe d’impôt. Ce changement de paradigme s’inscrit dans une idée portée de longue date par le Parti Démocratique et tient compte des réalités de notre société. Les modes de vie et de cohabitation ont en effet profondément évolué au cours des dernières décennies. Grâce à ce système fiscal plus juste, toutes les personnes seront traitées de la même manière, qu’elles soient mariées ou non, et les turbulences financières liées à des événements de la vie ou à des divorces seront évitées.
Il s’agit d’une politique qui s’adapte à la vie réelle, à travers une réforme fiscale dont la grande majorité des contribuables sortira gagnante. Avec la nouvelle classe d’impôt unique, la tranche exonérée est porté à 26.650 euros (contre 13.230 euros actuellement dans la classe d’impôt 1), ce qui entraîne une baisse sensible du taux moyen d’imposition. Le nouveau barème d’imposition est plus favorable pour l’ensemble des contribuables appartenant actuellement à la classe d’impôt 1, donc notamment les jeunes, et ceux imposés en classe d’impôt 1a. Il en est de même pour environ 85 % des contribuables imposés en classe d’impôt 2.
Le DP a par ailleurs veillé à ce que la transition vers le nouveau système se fasse sur une longue période. Les autres contribuables continueront à bénéficier du tarif de l’ancienne classe d’impôt 2 et donc du mécanisme du « splitting » pendant une période transitoire de 25 ans, tout en ayant la possibilité d’opter pour le nouveau régime. Il n’y aura pas de perdants avec la nouvelle classe d’impôt. En cas de survenance d’un décès ou d’un divorce durant la période transitoire, le bénéfice du tarif de l’ancienne classe d’impôt 2 est maintenu pendant 5 ans, contre trois actuellement.
Les parents – qu’ils vivent ensemble ou séparément – ainsi que les familles monoparentales bénéficient également d’un soutien accru, notamment grâce à des allègements fiscaux à hauteur de 5.400 euros par an et par enfant de moins de trois ans. Le crédit d’impôt monoparental est porté à 4.008 euros par an, et l’abattement pour enfants ne faisant pas partie du ménage est relevé à 5.928 euros par an. Le plafond de déductibilité des intérêts débiteurs ainsi que des primes et cotisations d’assurances acquittés par les contribuables est également augmenté (900 euros), tout comme celui des cotisations versées en vertu d’un contrat d’épargne-logement.
L’abattement forfaitaire pour frais de domesticité, frais d’aides et de soins en raison de l’état de dépendance ainsi que pour frais de garde d’enfant est fixé à 6.000 euros, au lieu de 5.400 euros actuellement. Enfin, les tranches de revenu applicables au niveau de l’abattement de revenu imposable du fait de charges extraordinaires qui sont inévitables et qui réduisent d’une façon considérable la faculté contributive du contribuable sont réévaluées substantiellement.
Dans le cadre de la réforme fiscale, il est également proposé d’introduire un mécanisme d’indexation du barème d’imposition à la suite de trois tranches indiciaires. Il s’agit d’un correctif à une ponction fiscale alourdie résultant de l’érosion monétaire due à la hausse continue des prix.
Augmentation des allocations familiales
Les citoyennes et citoyens qui ne paient pas d’impôts ne sont pas oubliés. Le Parti Démocratique place la justice sociale et le soutien aux familles au cœur de son action. C’est pourquoi les allocations familiales augmenteront sensiblement à partir de 2027 :
- 0-5 ans 307,35 +45 = 352,35 euros par mois
- 6-11 ans 330,58 +45 = 375,58 euros par mois
- > 12 ans 365,34 +60 = 425,34 euros par mois
À cela s’ajoute une revalorisation de l’allocation de rentrée scolaire :
- 6-11 ans 115 +60 = 175 euros
- > 12 ans 235 +90 = 325 euros
Introduction d’une aide financière ciblée pour ménages à faible revenu avec enfants scolarisés :
- 4-5 ans 300 euros par an
- 6-11 ans 1.000 euros par an
- 12-24 ans 3.000 euros par an
Par ailleurs, il y aura une Indexation automatique de l’allocation de rentrée scolaire, de l’allocation spéciale supplémentaire et des primes de naissance, avec l’introduction d’une quatrième tranche dans les primes de naissance.
Il s’agit d’un signal fort dans la lutte contre la pauvreté infantile. L’objectif est de permettre à chaque enfant de grandir dans les meilleures conditions, et de garantir que ses besoins soient couverts, indépendamment de la situation des parents.
Dans le cadre du Plan d’action national pour la prévention et la lutte contre la pauvreté, d’autres mesures ont été présentées en décembre afin de soutenir les personnes défavorisées. Parmi elles figure une prime pouvant atteindre 2.400 euros par an pour les personnes âgées disposant de faibles revenus. L’accès aux aides financières pour les personnes et les familles dans le besoin sera également simplifié et partiellement automatisé, grâce à des critères harmonisés permettant l’octroi simultané de plusieurs aides, de manière plus simple, plus rapide et, dans certains cas, automatique.
Un accueil de qualité et abordable
Dans le cadre de cette réforme, le DP agit en faveur de chances équitables pour les enfants en réformant le chèque-service accueil. À partir de 2027, l’objectif est double : un allègement financier pour les parents jusqu’à plusieurs milliers d’euros par ménage et par an, selon la situation, et une amélioration de la qualité de l’offre.
Pour assurer une facturation plus juste et adaptée aux besoins réels, de nouvelles règles de facturation seront applicables. Une tarification uniforme sera appliquée dans tous les services d’éducation et d’accueil; ceux-ci ne factureront plus de supplément. La facturation se fera selon les heures d’inscription de l’enfant et non plus selon un forfait d’heures imposé aux parents.
Le barème du chèque-service accueil sera adapté pour les ménages à faible revenu. Afin de lutter contre la pauvreté infantile, les ménages dont le revenu est inférieur ou égal à 3,5 fois le salaire social minimum bénéficieront d’un allègement financier ciblé. Les enfants (1 à 4 ans) pris en charge par des assistants parentaux bénéficieront de 20 heures d’accueil hebdomadaire gratuites. Au total, les familles économiseront environ 79 millions d’euros par an.
La réforme prévoit également des investissements dans la qualité des services, notamment par l’amélioration de l’encadrement. Les groupes au sein des structures d’éducation et d’accueil seront réduits, garantissant ainsi un accompagnement plus individualisé.
De nouvelles règles et une gouvernance renforcée apporteront davantage de transparence et une meilleure gestion des mesures, afin de garantir que les investissements bénéficient effectivement aux enfants. L’objectif est d’assurer un niveau de qualité élevé et homogène dans l’éducation non formelle et de garantir, à partir de 2030, une place en crèche ou en maison relais pour chaque enfant.




