Ce mercredi, 8 juillet 2026, la Chambre des députés a adopté une version renforcée du dispositif d’interdiction de lieu instauré en 2022. Désormais, les personnes adoptant un comportement perturbateur pourront être interdites par la police d’accéder à un lieu déterminé pendant une durée pouvant aller jusqu’à 15 jours. Des exceptions sont prévues, notamment pour les personnes résidant à proximité ou devant se rendre en urgence chez un médecin.
Le député DP Luc Emering a soutenu cette revendication de longue date de son groupe parlementaire, rappelant que la police, les habitants et les commerçants réclament depuis longtemps de telles mesures.
Selon lui, il s’agit avant tout de trouver un juste équilibre entre les libertés individuelles et le droit de chacun à pouvoir se déplacer librement et en toute sécurité dans l’espace public. En tant que parti libéral, le DP reste profondément attaché au respect des libertés individuelles. Toutefois, comme l’a souligné Luc Emering, la liberté de chacun s’arrête là où commence celle des autres.
Il a ajouté que lorsque la qualité de vie des citoyens est affectée, que les personnes ne se sentent plus en sécurité ou que certains sont empêchés d’exercer leur activité professionnelle en raison de comportements perturbateurs, il appartient au monde politique d’agir. C’est précisément le cas en l’espèce. Il était grand temps, selon lui, que le cadre légal soit adapté à la réalité du terrain et permette enfin à la police d’intervenir contre les personnes dont le comportement porte atteinte à la qualité de vie de la majorité. Il a toutefois insisté sur le fait que cette réforme n’a pas pour objectif de sanctionner les personnes en situation de précarité.
C’est pourquoi il est essentiel que ce projet ne soit pas perçu comme une réponse aux problèmes sociaux, mais comme un instrument destiné à encadrer des comportements concrets et problématiques dans l’espace public, quels qu’en soient les auteurs.
Les dispositifs d’aide aux personnes en difficulté continueront naturellement d’être maintenus. Pour le DP, il était également essentiel que les garanties de l’État de droit soient pleinement préservées. Ainsi, la police ne pourra pas prononcer immédiatement une interdiction de lieu. La procédure prévoit d’abord un rappel à l’ordre, suivi d’une injonction d’éloignement. Ce n’est qu’en cas de récidives répétées qu’une interdiction de lieu pourra être prononcée. Luc Emering a également rappelé qu’il ne s’agit pas d’une sanction pénale, mais d’une mesure administrative et préventive.
Enfin, il a souligné que cette mesure devra être accompagnée de moyens suffisants, tant en effectifs qu’en formation au sein de la police, ainsi que d’un accompagnement social adapté. Le DP espère que cette réforme, conjuguée à une présence renforcée sur le terrain, contribuera à ce que les citoyens retrouvent un sentiment accru de sécurité dans l’espace public.



